Description des illustrations de gauche à droite:
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  • Samuel Hearne en expédition
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  • Henry Kelsey dans l'Ouest canadien
     
    L'espoir de trouver un passage vers l'Asie en naviguant vers l'ouest pousse plusieurs explorateurs européens sur les côtes de l'Amérique au tournant du 16e siècle. Ils croient alors se trouver en Asie, mais ils découvrent bien vite qu'il s'agit en fait d'un nouveau continent. Ils entreprennent donc, financés par des gouvernements ou de riches marchands, de nombreux voyages d'explorations qui leur feront découvrir un immense pays, le Canada.

    Pendant très longtemps, les navigateurs européens (Français, Anglais, Portugais, etc.), ne font que longer les côtes du continent. Ils cherchent encore, à l'époque, un passage navigable pour traverser ces terres et aboutir dans l'océan Pacifique. Toutefois, ils s'aperçoivent que le territoire qu'ils explorent regorge de ressources naturelles (fourrures, poissons, bois, etc.) qui sont susceptibles de leur rapporter des profits substantiels une fois vendues en Europe.

    Par exemple, John Cabot (de son vrai nom Giovanni Cabotto), au service de la couronne britannique au début du 16e siècle, rapporte à son roi qu'il n'a jamais vu autant de morue que sur les côtes de Terre-Neuve. Cette nouvelle ne laisse pas les marchands européens indifférents. Ceux-ci s'empressent alors de lancer des bateaux vers le nouveau continent.

    Ce sont surtout les Français et les Anglais qui s'intéressent au territoire nord-américain, attirés par les richesses naturelles que le pays pourrait leur fournir. En 1534, François 1er, roi de France, envoie Jacques Cartier prendre possession du pays en son nom. Malgré des début difficiles, plusieurs autres découvreurs français s'aventurent sur le fleuve Saint-Laurent (Chauvin, PontGravé, Champlain et Brûlé) et contribuent à l'établissement des premiers colons et à l'érection des premiers postes de traite de fourrures.

    Laissant la vallée du Saint-Laurent aux Français, les explorateurs Anglais, tels Frobisher, Davis et Hudson se dirigent beaucoup plus au nord, toujours dans le but de découvrir un passage vers l'Asie dans le Nord-Ouest de l'Amérique.

    Plus les côtes sont connues, plus les voyageurs décident de pousser leurs recherches vers le centre du continent. Ainsi, aidés par leurs alliés amérindiens respectifs, des aventuriers (tels que Nicolet, Jolliet, Marquette, Dulhut, Lasalle, Iberville et bien d'autres) contribuent à l'exploration du territoire en traçant des cartes topographiques et hydrographiques de plus en plus précises.

    Pour leur part, les Anglais organisent des expéditions dans le territoire entourant la baie d'Hudson, où ils fondent, en 1689, une compagnie de traite qui financera leurs nombreux voyages à l'intérieur des terres et vers la côte ouest : la Compagnie de la Baie d'Hudson. À la fin du 18e siècle, on les trouve aussi à l'œuvre sur la côte ouest du Canada, où ils seront confrontés pendant quelques années à des compétiteurs espagnols.

    L'Arctique canadien a lui aussi été exploré de fond en comble par des voyageurs de toutes provenances. Ce sont ces explorateurs du Grand Nord (Parry, Clark, Franklin, Bell, Nares, Low, Sverdrup, Amundsen, Steffansson, Peary, Bernier, Rasmussen) qui ont contribué à la découverte du fameux passage du Nord-Ouest, environ 400 ans après les premières excursions nordiques.

    Il aura donc fallu plusieurs siècles et plusieurs explorateurs pour que l'immense territoire canadien apparaisse enfin sur les cartes sous la forme du territoire que l'on connaît aujourd'hui.