Description des illustrations de gauche à droite:
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  • Soldat canadien sur la colline parlementaire en 1939
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  • Proclamation (ordonnance)de l'état de guerre de 1744 entre la France et la Grande-Bretagne
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  • La visite royale de 1939, le roi George VI et la reine Élisabeth
     
    Lorsque Jacques Cartier prend possession du territoire au nom du roi de France en 1534, il fait fi des droits des Autochtones qui vivent alors sur les rives du Saint-Laurent et il remet la gouverne des terres découvertes à la France. On assiste alors aux premiers balbutiements de ce qui deviendra la Nouvelle-France. En 1663, la politique coloniale du jeune roi de France, Louis XIV, fait de ce territoire une province du royaume de France: il est ainsi administré par des représentants de la couronne française, et ce, jusqu'à la conquête britannique en 1760.

    Les relations entre les Anglais et les Français ont longtemps été très tendues en Europe. De nombreux conflits (Guerre de Hollande, Guerre de la Ligue d'Augsbourg, Guerre de la Succession d'Autriche, Guerre de la Succession d'Espagne) ont ainsi eu des répercussions dans les colonies respectives des deux empires. Dans le Nouveau Monde, les Anglais, postés sur la côte est, au sud de la vallée du Saint-Laurent, et les Français, possédant d'immenses territoires au nord-est et au centre du continent, ne cessent de s'affronter, jusqu'à ce que les Britanniques prennent finalement possession de tout le territoire en 1760.

    Ayant déclaré leur indépendance face à l'Angleterre dès 1776, les Américains sont les plus proches voisins du Canada. Si, de nos jours, les relations entre les États-Unis et le Canada sont tout à fait cordiales, cela n'a pas toujours été le cas. En effet, dès 1775, les Américains envahissaient déjà le Canada afin de se débarrasser de la domination britannique sur le continent. En 1842, le traité Webster-Ashburton trace les frontières définitives entre les deux pays et, à partir de ce moment-là, les relations canado-américaines s'assouplissent peu à peu, pour finalement devenir très positives.

    À partir de la seconde moitié du 19e siècle, l'administration du Canada sera marquée par la course à l'autonomie politique du pays. C'est que le gouvernement canadien, uni en 1840 et fédéré en 1867, tente de se détacher peu à peu de l'emprise britannique.

    C'est au cours des différentes guerres auxquelles le Canada prend part que ses victoires en matière d'autonomie gouvernementale sont les plus significatives. À la suite de la Deuxième Guerre mondiale, le Canada ressent le besoin de se faire reconnaître comme une entité politique autonome et non pas comme un simple satellite britannique. Afin d'obtenir la reconnaissance des autres pays, le Canada s'implique davantage dans les organisations internationales. Il se joint ainsi à la Société des Nations (SDN) en 1919, à l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1945, et à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan) en 1949.

    En se joignant à tous ces organismes, le Canada acquiert peu à peu, grâce à l'effort de ses diplomates et ministres des Affaires étrangères, une reconnaissance internationale. Son rôle de pacificateur auprès des nations en guerre l'amène à participer à plusieurs conflits importants au côté des forces onusiennes, entre autres, à la crise du Canal de Suez en 1956, en Chypre en 1964, à la guerre du Golf en 1991, et plus récemment au Rwanda et au Kosovo dans les Balkans.

    Le Canada a, pendant presque toute son existence, été sous la gouverne d'un pays étranger. Il n'a obtenu son indépendance qu'en 1931, lors de la ratification du Statut de Westminster. C'est pour cette raison que le Canada est encore considéré comme un très jeune pays.