Description des illustrations de gauche à droite:
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  • Un village iroquoïen
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  • Un homme du village de Lorette en 1839
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  • Un guerrier iroquois en 1711
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  • Groupe d'Amérindiens devant un " Teepee "
     
    L'arrivée des premiers immigrants en Amérique du Nord remonterait à plus de 20 000 ans. Vers 18 000 ans avant Jésus-Christ, des groupes de chasseurs nomades provenant de l'Asie s'aventurent dans le continent à la recherche de troupeaux de caribous, de bisons et de mammouths. Ils pénètrent dans le territoire en passant de la Sibérie à l'Alaska, par le détroit de Béring. À ce moment, le niveau de la mer était très bas, asséchant le détroit qui constitue une plaine d'environ 1 000 kilomètres de largeur, sur laquelle se forment des glaciers, permettant ainsi le passage entre les deux continents. Aux alentours de 8 000 ans av. J.-C., ces glaciers reculent, et la voie d'accès est recouverte d'eau. Les Amérindiens se voient ainsi coupés de leur continent d'origine.

    Dans un premier temps, ces chasseurs sont confinés à l'Alaska et au Yukon par d'immenses glaciers. Ce n'est qu'à la fonte de ceux-ci que les autochtones peuvent accéder, vers 13 000 ans av. J.-C., au territoire actuel des États-Unis. Cinq mille ans plus tard, les Amérindiens touchent pour la première fois le territoire québécois. En même temps, de nouveaux immigrants d'origines asiatiques arrivent dans le nord de l'Amérique. Ce sont les Inuit. Ces nomades, qui vivent de pêche et de chasse, s'établissent dans l'extrême Nord. Certaines communautés inuit atteindront, en 1 500 av. J.-C., les environs de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava au Québec.

    Les différentes migrations des tribus autochtones dispersent celles-ci sur le territoire nord-américain. Les populations développent une culture distincte qui est adaptée à l'environnement qu'elles habitent. Les outils et les moyens de transport, comme les traîneaux à chiens, les raquettes et les canots d'écorce, qu'utilisent les Amérindiens diffèrent également d'un endroit à l'autre selon les conditions climatiques ambiantes.

    Les familles linguistiques amérindiennes



     Wakaskan  Tsimshian  Haïdane  Kootenayenne
     Athapascane  Salish  Inuktituk  Iroquoienne
     Algonquienne  Siouenne  Béothuque

    Au Canada, les autochtones se divisent en plusieurs familles linguistiques. Les différentes nations qui les composent parlent des langues distinctes mais apparentées. Les tribus de l'Ouest forment sept de ces familles : athapascane, haïdane, kootenayenne, salish, tlingit, tsimshian et wakashan. Les Inuit parlent leur propre langue, l'inuktituk. Dans les Prairies, la famille siouienne qui comprend, entre autres, les Assiniboines et les Pieds-Noirs, est prépondérante. On retrouve également la famille algonquienne dans cette région. Cette famille linguistique habite aussi le Québec et l'Ontario. Elle comprend plusieurs grandes nations nomades de chasseurs-cueilleurs, dont les Micmacs, les Cris et les Montagnais. La famille iroquoïenne, dont font partie les Pétuns, les Neutres, les Iroquois et les Hurons, s'est installée dans les basses terres du Saint-Laurent et des Grands Lacs. En habitant dans ces terres fertiles, les nations iroquoïennes se sédentarisent et pratiquent l'agriculture. La famille béothuque se trouve sur l'île de Terre-Neuve. C'est elle qui connaît les premiers contacts avec les Européens, des Vikings qui s'installent à l'Anse-aux-Meadows vers l'an 1 000.

    Avant l'arrivée et l'établissement permanent d'Européens sur leurs terres, les populations autochtones de l'Amérique du Nord atteignent environ trois millions d'habitants. Sur le territoire canadien, on en dénombre environ un million. Quand les Européens commencent à fréquenter plus régulièrement le Canada au 16e siècle, ils entrent d'abord en contact avec les Iroquoïens et les Algonquiens. Ces relations auront une influence importante dans le développement des peuples et du Canada.